Le cœur de la mer (l’Atlantique)
C’est quand je mets les voiles
Pour ne pas être suivi à la trace
La tête dans les étoiles
Le cœur à marée basse
C’est partir sans faire de vagues
Et larguer les amarres
Sachant que l’océan rejoint les pays qu’il sépare
C’est un coucher de soleil
Dans un vieux canot de sauvetage
Les albatros repeignent en bleu
Les moutons des nuages
C’est un banc de dauphins
Et les rires d’un enfant
Un vol de cormorans
Qui accrochent leur ailes au vent
L’Atlantique
C’est la cœur de la mer
L’Atlantique
L’oxygène de la terre
L’Atlantique
C’est une femme
C’est un trimaran seul
Au large des côtes du Brésil
Perdu en plein désert
A la recherche de son île
Un tendre rendez-vous
Pour un dîner aux chandelles
Avec celle qu’on aime
Un soir d’été à la Rochelle
L’Atlantique
C’est le cœur de la mer
L’Atlantique
L’oxygène de la terre
L’Atlantique
C’est une femme
Une déferlante de rêves
Et le chemin le plus court
Pour les fêlés de la mer
Va-nu-pieds de l’amour
C’est le France qui finit sa course
En solitaire
A quai et dépouillé
Par des requins de la terre
L’Atlantique
C’est la cœur de la mer
L’Atlantique
L’oxygène de la terre
L’Atlantique
C’est une femme
L’Atlantique
C’est la cœur de la mer
L’Atlantique
L’oxygène de la terre
L’Atlantique
C’est une femme
(Jean-Louis Chesnais, Bernard Estardy)
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