De Gaulle
A l’ombre de son chêne,
Deux étoiles scintillent,
Sous sa croix de Lorraine,
Le prestige vacille
A moitié commandeur,
A moitié connétable,
Dans son cœur, trois couleurs
Flottaient pour fuir le diable
Cette âme de la Cinquième
Qui savait son destin,
De Jeanne d’Arc à Turennes,
C’est l’homme du dix-huit juin
Vous qui étiez l’image
D’une certaine France,
J’entends comme des outrage,
Du fond de votre absence…
Regardez bien,
Les feux du crépuscule,
Où brillent enfin,
Huit lettres en majuscule !
De Londres à Colombey,
Nous vous avions compris,
Même si l’on perdait,
Cette terre d’Algérie
Vous qui meniez l’honneur,
Jusqu’au bout du divorce,
Où est cette grandeur,
Qui faisait notre force ?
Du devoir de mémoire,
Au devoir de justice,
Vous brûliez de victoires,
Sûrement pas d’armistices
Vous qui changiez le sort
De façon légendaire
Etiez-vous dinosaure ?
Etiez-vous visionnaire ?
Regardez bien,
Les feux du crépuscule,
Où brillent enfin,
Huit lettres en majuscule !
Vous tutoyiez l’histoire,
Sans jamais la subir,
Le blason du pouvoir
Redorait l’avenir
Même après ce départ
Dans la lande irlandaise
Vous aviez en mémoire
Toujours la Marseillaise
Quand toutes vos médailles
Connaissaient des revers,
Vous perdiez une bataille,
Mais jamais votre guerre
La flamme européenne
Arbore des étoiles
Deux d’entre elles appartiennent,
Pour moi, au Général…
Regardez bien,
Les feux du crépuscule,
Où brillent enfin,
Huit lettres en majuscule !
Porter très sobre,
La France sur ses épaules,
Quoi de plus noble,
Quand on s’appelle : De Gaulle ?
(Thierry Sforza, Bernard Estardy)
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